Les oies sauvages: vol migratoire pour l’Afrique

Les oies sauvages – Andrew V. McLaglen – Royaume-Uni – 1978

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Limbani, Président d’un Etat africain est capturé par Ndofa. Des mercenaires sont engagés pour le libérer mais ils sont traqués par les homme de Ndofa, le rival de Limbani…

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Lorsque Euan Lloyd se voit remettre le manuscrit du roman The Thin White Line de Daniel Carney, il a le sourire jusqu’aux oreilles. Grand amateur de film de commandos, il a débuté aux côtés du producteur des Canons de Navaronne avant de décider d’officier lui même en tant que producteur et se faire la promesse qu’un jour, il sortirait le meilleur film de commando britannique. Grand bien lui en fasse car les années 60 sont propices au mercenariat et c’est avec des yeux avides d’aventure qu’il regarde l’actualité et les premiers long métrages traiter du sujet. Après son visionnage du Dernier train du Katanga, il va attendre patiemment son heure, débutant dans le film d’aventure avec la production de Paper Tiger, jusqu’à atteindre le firmament avec Les Oies sauvages.

Les oies sauvages hutte

Richard Burton et Burt Lancaster s’imposent comme les têtes d’affiches dès l’annonce du projet mais ce dernier, un peu imbu de sa personne, veut que le scénario soit modifié afin que le personnage de Rafer soit le protagoniste principal. Richard Harris prend donc sa place, alors en quête de renouveau dans sa carrière. Roger Moore suit le peloton de tête après s’être fait remarqué en incarnant James Bond depuis 3 épisodes. La fine fleur de l’acting british, mêlant classe, flegme et humour, apporte une dimension originale au projet de Lloyd qui trépigne d’impatience de débuter le tournage. Les Oies sauvages prend le temps d’exposer la situation, faisant débuter le raid des mercenaires au bout d’une heure de film, la première heure étant consacrée au recrutement et entraînement de l’équipe.

Les oies sauvages mitrailleuse

Bien que se basant sur un script déjà existant, le film prend des risques en choisissant de retarder la mission, n’hésitant pas à se séparer de personnages solides lorsque celle ci démarre. Le ton subversif constant ne se cache jamais de mettre en porte-à-faux les puissants britanniques qui voient l’Afrique comme un terrain propice à la colonie et l’enrichissement personnel, fermant les yeux sur les guerres civiles pour mieux se concentrer sur les no man’s land prospères qui suivront les affrontements. Malgré toute cette énergie communicative (les acteurs semblent très soudés), la réalisation de McLaglen est légèrement décevante, ne se contentant que de la tension et la force du scénario pour dynamiser son film. De plus, la musique souvent hors sujet (une musique de victoire triomphante sur des images de dépouille de frères d’armes) gâche certaines séquences fortes.

Les oies sauvages casting

Mais les points négatifs sont mineurs et même si Lloyd est bien conscient que son film n’ait pas la force des 12 salopards, Les oies sauvages est honnête et livre la marchandise, n’ayant pas à rougir de ses compatriotes de l’époque. Ce producteur est si férocement attaché aux films de commandos que les mêmes parachutistes que dans le film rallieront le cinéma projetant la première du film depuis les airs. Le sens du spectacle qu’on vous dit !

7/10

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