Flic ou Zombie: des poulets à croquer !

Flic ou Zombie – Mark Goldblatt – Etats-Unis – 1988

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Mortis et Bigelow, deux détectives de Los Angeles, sont à la poursuite de gangsters ayant commis plusieurs braquages. Ils les surprennent en pleine attaque d’une bijouterie et parviennent, non sans mal, à les abattre. Le médecin légiste remarque avec horreur que les cadavres autopsiés sont déjà morts 8 jours auparavant…

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Monteur d’origine, Mark Goldplatt passe à la réalisation de son premier film après avoir tâté de la caméra aux côtés de Paul Verhoeven, en tant que réalisateur de seconde équipe sur Robocop. Ayant commencé dans le cinéma horrifique avant de prendre un tournant vers le film d’action couillu (Commando, Rambo 2), ses deux amours se marieront avec brio dans ce script écrit par Terry Black, un inconnu qui retournera écrire des épisodes des Contes de la crypte après cette unique tentative d’incursion dans le 7ème art. Car si Flic ou zombie cumule un énorme potentiel sympathie, c’est davantage par son casting et son imagerie fêlée que par son histoire abracadabrantesque. Mariant pour le meilleur et pour le pire le buddy movie à la comédie horrifique (seul Shaun of the Dead lui arrivera à la cheville dans le même ordre d’idée), Goldplatt profite de ce genre bien en vogue pour tenter sa percée à Hollywood.

Dead Heat brulé

L’humour second degré fait résonner ses gros sabots aux détours de punchlines qui arrachent un sourire à force de flirter avec le ridicule, humour accentué par des clins d’œils un peu trop faciles (le héros s’appelle Roger Mortis), voire des vampirisations de films sur lesquels il a travaillé auparavant (le final où Mortis a un look à la Terminator). Ce qui fait davantage plaisir à voir et qui donne cet aspect si cool à cette pellicule déviante, c’est cette Californie toujours prête à échanger son soleil tapageur et ses décapotables rutilantes plutôt que l’intérieur de salles d’interrogatoires poussiéreuses et sombres. Si Treat Williams et Joe Piscopo peinent à tirer le film vers le haut par manque de talent dramatique, ils excellent dans l’art de passer pour des branleurs psychotiques à qui on aurait donné des badges de police par erreur.

Dead Heat team

Certains regrettent qu’une suite n’ait pas été mise en chantier. Même si Terry Black n’a transformé qu’un seul de ses essais scénaristiques, il eut la décence de répondre à la société de production qu’étant donné que tous les protagonistes meurent à la fin, l’idée serait totalement improbable. Ce à quoi New World Pictures à répondu qu’une machine à ressusciter devait bien servir à quelque chose. Nul doute que certains dirigeants ont déjà le cerveau qui ne répond plus, affamés qu’ils sont de pognon et de rentabilité.

6/10

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