Eastern Condors: petit aiglon deviendra grand !

Eastern Condors – Sammo Hung – Hong Kong – 1987

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Un commando d’élite, composé de criminels en tout genre, se lance dans une mission suicide au Vietnam…

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Eastern Condors, c’est un peu le Expendables chinois. Le film qui ravira les amateurs de bastons et qui permet d’apprécier la présence, même sous exploitée, des plus grandes stars du cinéma d’action de l’âge d’or hong kongais (il ne manque que Jackie Chan !). Si la ressemblance avec Les douze salopards est plus que frappante, le film abandonne son ton dramatique pour entrer pleinement dans l’action pure et le comique de situation, comme c’est si bien le faire Sammo Hung. Malgré le bodycount élevé du côté des protagonistes, on ne perd jamais de vue cette ambiance bon enfant qui permet d’égratigner un sujet délicat (ici la guerre du Vietnam) tout en brassant un public large. Une fois le public acquis à sa cause, Sammo balance quelques piques douloureuses grâce à des scènes chocs qui marquent les esprits comme celle de la roulette russe jouée par des enfants, largement empruntée à Voyage au bout de l’enfer.

Eastern Condors russian roulette

Si les clins d’œils au cinéma américain sont appuyés, c’est surtout parce qu’il s’agit du premier film de guerre tourné à Hong Kong, juste avant Le Syndicat du crime 3 ou Une balle dans la tête. Et avant d’avoir une vision objective et cinématographique de ce conflit, il fallait obligatoirement passer par la case « copie » afin de s’y engouffrer tranquillement et pouvoir traiter le sujet de front. Si ces emprunts sont toujours respectueux et omniprésents (Sammo attifé d’un foulard à la tête tel Rambo), ils ne sont pour autant jamais parodiques malgré le côté jovial de la bobine et les quelques boutades qu’il s’autorise (la synchronisation pourrie des voix américaines, le gag du lever de drapeau). Eastern Condors possède malgré tout son identité propre grâce à son casting 5 étoiles et ses chorégraphies endiablés, celles-ci atteignant leur paroxysme dans le combat final d’une vingtaine de minutes !

Eastern Condors kick

La note d’intention de Sammo Hung est louable, à savoir offrir un divertissement spectaculaire réunissant les plus grandes stars d’arts martiaux du cinéma d’action. Si les bastons font la part belle au réalisateur et à Yuen Biao, les autres ne sont pas en reste, notamment Yuen Wah ressemblant trait pour trait au Mitsuhirato du Lotus bleu de Tintin version kung fu ou Joyce Godenzi, âme sœur de Hung qui défend admirablement les couleurs féminines. Il est juste regrettable de voir des dieux de la chorégraphie tels que Corey Yuen ou Yuen Woo-ping relégués au second plan malgré leurs personnages attachants. Certains ralentis et idées scénaristiques frisent parfois le ridicule (Sammo qui tue à distance avec du bambou) mais c’est avec délice qu’on mate les Vietcongs se prendre une raclée à coup de tatanes bien placés.

7/10

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